Sales gueules

Posted by Matthieuon 24 septembre 2014

Un beau jour de 1973, on l’a découvert sur le toit d’un immeuble de grande cité, prêt à sauter dans le vide, sous le regard hilare ou humide d’une foule et d’une famille qu’il voulait fuir. Le film, réalisé par Charles Maton, s’appelait «L’Italien des roses» et Richard Bohringer y apparaissait griffé dans l’âme et fragile au cœur. Pierrot lunaire avec, dans l’œil, l’étincelle du malin et, au coin des lèvres, l’étincelle du «ravi» (celui de la crèche provençale)! Et cette voix, rauque comme un souffle, tenant à la fois du cri d’amour et de l’ironie du désespoir. On croyait ne plus oublier Richard Bohringer. Pourtant, le comédien retomba dans l’indifférence. Pour le revoir sur un écran de cinéma, il fallut attendre des petits rôles, presque des apparitions, à la fin des années 70 : «Martin et Léa» d’Alain Cavalier, «L’inspecteur la bavure» de Claude Zidi, «Le dernier métro» de Truffaut, «La boum» de Claude Pinoteau, «Les uns et les autres» de Claude Lelouch, «Le mauvais fils» de Claude Sautet… un compromis entre le film d’auteur et le cinéma commercial, souci évident de la qualité. Et puis, en 1980, il y eut «Diva» de Jean-Jacques Beineix… et la redécouverte d’un Richard Bohringer qui, pour survivre, se battait sur d’autres fronts. L’écriture d’abord, des nouvelles, plusieurs pièces de théâtres («Zorglub» en 1966 ou «Les girafes» que Lelouch produisit à la Gaîté.

Richard Bohringer les méchants ont été pour moi un miracle

Montparnasse en 1967) et quelques scénarios («La punition», «Il pleut toujours où c’est mouillé», «Beau masque», «Cinq gars pour Singapour» et «Un homme de trop» avec Costa-Gavras et Daniel Boulanger). La musique ensuite : deux albums de chansons et bientôt un troisième. Et la scène : depuis 1979, Bohringer balade un spectateur de music-hall, textes et chansons. Le théâtre enfin : il vient d’achever 160 représentations de «L’Ouest, le vrai» de Sam Shepard, à Paris et à travers la France. Même loin des feux «starifiant» des médias,Richard Bohringer Richard Bohringer «l’Artiste» a continué d’exister. «J’ai 44 ans, avoue-t-il, et je me dis que c’est incroyable ce que la vie a été magnifique. Je viens de l’écriture. J’ai vécu l’expérience du jazz qui m’a foudroyé en pleine tête. Maintenant, je suis acteur et je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je ne prends jamais de vacances, juste quelques jours de marche en Haute-Savoie pour me régénérer. Mon métier, ce sont mes vacances. J’ai vraiment l’impression d’être un privilégié!» L’homme heureux Bohringer doit beaucoup au personnage nocturne de «Diva».., ange gardien mystérieux, inquiétant et fragile. Soudain, les réalisateurs et gens de cinéma lui ont redécouvert une présence dont ils ont décidé de ne plus se passer. A partir de «Diva», l’acteur de cinéma Bohringer a beaucoup tourné… beaucoup de premiers films pas toujours réussis. Choisir n’est pas évident… «Franchement, il y a cinq ans, je ne savais pas comment se passerait ma vie. J’ai longtemps été le clown de ces messieurs-dames. J’étais l’acteur le plus doué de ma génération mais… on ajoutait : «Il se bourre la gueule, quel dommage!» Au cinéma, j’ai la position que mon caractère m’a donnée. J’ai fait beaucoup de premiers films. J’y ai laissé beaucoup de plumes et, aujourd’hui, j’ai décidé d’être plus sévère dans mes choix. Mais je les cautionne tous. Le premier privilège, dans ce métier, c’est d’exister… tout en restant lucide. Je connais les erreurs de ces films mais, la plupart du temps, je me suis défoncé parce que les rôles étaient beaux. Ça aide à exister! Le premier jour de tournage, je sais si je suis dans une galère ou non»… «Le destin de Juliette», d’Aline lsserman, était un premier film et un superbe rôle de mari brutal et alcoolique! «La bête noire», de Patrick Chaput, une autre première œuvre, lui a offert un joli personnage de scénariste désabusé et cynique «vampirisant» les souvenirs d’un jeune loubard pour trouver une bonne idée de film. Avec son goût de l’aventure et des rencontres, Bohringer s’est offert quelques mets de choix! «Il faut que le réalisateur me branche tout de suite. Ce qui me décide à faire un film, c’est un peu l’histoire, mais surtout le plaisir que j’ai pris en passant une soirée avec lui. C’est ma façon de jauger et d’accorder du crédit à un cinéaste. Je reste ami avec beaucoup d’entre eux. J’aurai toujours une préférence pour ceux avec qui j’aime faire la fête. Chaque rôle est l’occasion d’un beau décollage. Je veux voir jusqu’où je peux aller!» Parallèlement à ces films de jeunes auteurs, Richard Bohringer a joué les seconds rôles dans des films plus commerciaux de cinéastes plus… confirmés. Et, en général, ces seconds rôles étaient des méchants biens juteux et solides à se mettre sous la dent. Dans «Le grand pardon» d’Alexandre Arcady, il était le tueur implacable.

No CommentsPosted in Vente

Agnès Soral : tchao

Posted by Matthieuon 9 septembre 2014

Agnès Soral«Si je n’avais pas d’humour, je ne m’en serais pas sortie». C’est par ces quelques mots en forme de pirouette qu’Agnès Soral tente de dédramatiser une période de sa vie, pas toujours très rose. Avant de devenir cette superbe femme de 26 ans au regard azur et à la griffe imprévisible, elle a fait du chemin. Née à Aix-les-Bains le 8 mars 1960, Agnès fait le conservatoire de Grenoble puis part à Paris, à l’aventure. Elle suit pendant trois mois des cours d’art dramatique chez Françoise Lebail, tout en gardant des enfants pour gagner sa vie.

L’enfer

Jeune, jolie et drôle, Agnès Soral joue ce mois-ci sur deux tableaux «Bleu comme l’enfer» d’Yves Boisset en vidéo (Proserpine) et «Twist again à Moscou» de Jean-Marie Poiré en salle. Révélée dans «Tchao Pantin», cette actrice aux multiples visages a tout pour nous faire craquer…

Twist again à MoscouEn 1976, Michel Polac lui confie son premier rôle dans «Un comique né», téléfilm produit par Antenne 2. L’année suivante, elle apprend que Claude Berri cherche une jeune comédienne pour unrôle important. Elle est choisie parmi 200 postulantes pour être la fille de Victor Lanoux dans «Un moment d’égarement» (Thorn Emi/Cannon). Après «Chaussette surprise» (Carrère) de Jean-François Davy, il faut attendre cinq longues années, pendant lesquelles elle se consacre plutôt au théâtre et à la télévision, pour la voir sur le grand écran. C’est la grande révélation, le «Tchao Pantin» (Thorn Emi/Cannon) de Claude Berri. «Pour le convaincre que je pouvais être autre chose qu’une pub pour les vitamines, j’ai perdu cinq kilos en vingt jours. Après, je me suis fait une copine punk et j’ai copié sa façon de s’habiller. Elle m’a même prêté son blouson de cuir pour le film», confie la comédienne. Ça ne suffit pas à son appétit de connaissance, à sa soif de perfection. Elle plaque son copain, s’installe dans un squatt avec des punks, rôde à Amsterdam avant de revenir au bercail pour cause de problèmes avec la police. Le succès de «Tchao Pantin» est immense et Agnès Soral est même nommée aux Césars. Dans la foulée, elle tourne avec Denys Granier-Deferre le décapant «Réveillon chez Bob» (Parafrance). «J’ai été très heureuse de faire ce film. Enfin un rôle de fille drôle, franchouillarde et pas trop vulgaire. Et puis ça me plaisait bien de m’afficher avec des «vieux» (Roche-fort-Bedos). Non je plaisante…», avoue Agnès Soral. Elle enchaîne dans la même année avec «Die sel» (Proserpine) de Robert Kramer, un film à l’ambiance futuriste très particulière. L’actrice doit beaucoup à ce rôle de pute qui se rebelle. «Diesel est un film américain à l’esprit BD, mais à la française. Ce rôle m’a énormément fait avancer. Pour la première fois, en bientôt dix ans de carrière, je ne me suis pas aimée ou détestée en me voyant à l’écran. Je ne me suis même pas permis de me juger. J’ai adoré jouer cette pute sans glamour, sans charme et aux cheveux courts». Un petit tour à New York pour tourner dans une grosse production américano-allemande, «Killing cars» (inédit en France), aux côtés de Senta Berger et DanielGélin, et la remuante actrice plonge dans l’aventure Ferreri avec «I love you». «Je savais que ce ne serait qu’une simple participation, mais elle a pris de l’épaisseur car il a provoqué des choses chez moi et vice versa. Ferreri a une richesse, un baroque intérieur, c’est une cuvée en voie de disparition». Cette année, Agnès Soral a joué un excellent second rôle dans «Bleu comme l’enfer» (Proserpine), le thriller rondement mené d’Yves Boisset, disponible ce mois-ci en vidéo, et une chanteuse rock soviétique dans «Twist again à Moscou» de Jean-Marie Poiré. Sa carrière, nous le constatons, suit une trajectoire ascendante. Agnès Soral commence vraiment à marquer de son empreinte le cinéma français. Le César n’est pas si éloigné que ça. Laissons-lui le mot de la fin : «Je suis une force fragile. Même avec les hommes. Je crois avoir besoin d’une vaste épaule pour m’abriter, mais c’est toujours moi qui suis la plus grande…». Hé, Agnès, je mesure 2,20 m et j’ai la carrure de Sylvester Stallone. Mon numéro de téléphone se trouve dans ce numéro…

No CommentsPosted in Vente

Le comique de caractère.

Posted by Matthieuon 21 août 2014

On ne l’a pas découvert au cinéma, mais dans la BD : en ouvrant le Pilote des années fastes, on pouvait admirer sa bouille et ses petits mickeys entre ceux de Druillet et de Bretécher. Il avait déjà le croquis pour rire, et le confirma avec quelques courts métrages comme «Autoportrait» ou « Le laboratoire de l’angoisse», avant de se lancer dans la longue distance : «Les vécés étaient fermés de l’intérieur». Mal sorti par la Gaumont, le film ne fut un succès qu’auprès des «happy few». Heureusement, Patrice Leconte rencontre alors une bande de rigolos qui triomphe au café-théâtre avec «Amours, coquillages et crustacés», à l’enseigne du Splendid. La pièce doit être portée à l’écran. Leconte est choisi dans l’euphorie pour réaliser un film dont on ne sait pas encore qu’il va casser la baraque : «Les bronzés»! Vite, il récidivera avec « Les bronzés font du ski », aussi drôle que le premier, qui achève de consacrer vedettes les Jugnot, Lavanant, Clavier, Chazel, Lhermitte, Balasko… et Michel Blanc qui va devenir l’interprète principal et le coscénariste d’une trilogie fondée sur les déboires et la tribulation d’un petit homme complexé et casse-pieds : «Viens chez moi, j’habite chez une copine», «Ma femme s’appelle reviens» et «Circulez, y’a rien à voir». Ensuite, Patrice Leconte va réunir deux jeunes premiers adulés du cinéma français, Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau, dans une comédie policière d’envergure : «Les spécialistes». Le film pulvérise le box-office. La recette était bonne. Normal : Leconte est bon.

No CommentsPosted in Vente

Pour l’amour du rock-opéra.

Posted by Matthieuon 14 août 2014

Images d’un futur-cauchemar, ultra-violente exacerbée, scope en noir et blanc, musique tonitruante, c’est «Le dernier combat» de Luc Besson. Qui est donc ce réalisateur dont le brio stupéfie le Festival d’Avoriaz en 1983? Un tout jeune homme, dit-on, un talent précoce comme celui d’Orson Welles jadis, un cinéaste-rock, de la génération des vidéoclips. Récit de fin du monde, parabole angoissante, «Le dernier combat» est une démonstration d’efficacité exemplaire, animée par un suspense à couper le souffle. Tout pour faire un film-culte, surtout parmi le public jeune qui plébiscite ce «Mad Max» à la française. La réputation de Luc Besson est faite, il va pouvoir viser très haut avec son deuxième film : il recrute Isabelle Adjani et Christophe Lambert, les stars les plus convoitées, et situe son intrigue dans le monde souterrain du métro et du RER. C’est «Subway», un opéra en sous-sol mené tambour battant. Le montage-choc et les images composées avec un soin extrême font partie de la recette secrète de Luc Besson, qui l’expérimente encore avec «Pull marine», le clip d’Adjani sur la composition de Gainsbourg. Baignant dans l’air du temps, d’une vitalité à toute épreuve, Luc Besson a réussi insolemment tout ce qu’il a entrepris. Parions qu’il est encore capable de nous étonner!

Représentatif d’une époque

Un polar mis au goût du jour, au rythme de la pub, et Beineix créa «Diva». Des motards, une cantatrice sublime, une bande magnétique, une jeune Japonaise bizarre : il y avait là, incontestablement, quelque chose de nouveau. Ce fut une révélation, un succès inespéré, car l’accueil critique avait été plutôt frais et la première semaine d’exploitation catastrophique. Beineix en garda une dent contre les journalistes, même si ceux-ci se rattrapèrent en saluant sa consécration aux Césars… Ceci explique sans doute que ce jeune cinéaste ambitieux, qui commença par être assistant pendant dix ans, ait alors fait fausse route, se lançant dans une entreprise folle et démesurée : «La lune dans le caniveau». Une esthétique baroque plaquée sur un récit abstrait, une mise en scène bourrée d’effets pour des personnages sans consistance, voilà la recette d’un échec d’autant plus cuisant que le film fut présenté à Cannes avec une certaine arrogance… Du coup, l’ombrageux Beineix cria à la cabale, mais le semi-échec public le força à réfléchir. Après un «Diva» sympathique et surestimé, après le ratage provocateur de «La lune dans le caniveau, c’est le coup de maître de «37°2 le matin». Un roman bouleversant de Djian, une découverte pulpeuse en la personne de Béatrice Dalle, une histoire forte, trempée dans le romantisme des années 80: «37v2 le matin » est un film qui restera, aussi représentatif de son époque que « Les valseuses» le furent de 1973 ou «A bout de souffle» de 1960. Et Jean-Jacques Beineix n’a rien à perdre à laisser tomber son rôle de gourou ténébreux, Savonarole pourfendant l’ancien cinéma comme s’il était le leader d’une révolution esthétique sans précédent. Il a désormais prouvé qu’il pouvait, armé d’un scénario en béton, mettre en scène l’émotion — et n’est-ce pas la définition du cinéma?

No CommentsPosted in Vente

Bien au-delà du quotidien.

Posted by Matthieuon 18 juillet 2014

Il voit loin, il va loin. Exotisme et histoire s’entremêlent chez Jean-Jacques Annaud : s’il y a quelqu’un qui ne va pas chercher ses sujets dans la vie quotidienne, c’est bien lui. Pour ses débuts, il nous emmène en Afrique-Équatoriale française, au temps de la guerre 14-18 apprenant que la France et l’Allemagne ont déclenché les hostilités, un groupe de colons minables enrôle les indigènes pour les envoyer combattre contre la garnison teutonne d’à-côté. Épopée dérisoire, et en même temps exact reflet de ce qui se passait en Europe, «La victoire en chantant» n’a pas soulevé l’enthousiasme d’un public français qui, peut-être, ne se sentait plus concerné par la satire anti-cocardière. Mais à Hollywood, le film rebaptisé «Black and white in color» remporte l’Oscar du meilleur film étranger! Drôle d’idée, ensuite, d’aller dénicher un curieux roman d’aventures préhistoriques de J.H. Rosny aîné, «La guerre du feu». Qui croyait à cette entreprise? Un film sans paroles, dont les personnages s’exprimeraient pendant deux heures en borborygmes, avec cependant une action qu’on devrait comprendre… Annaud tint la gageure, et tourna un film somptueux, une sorte d’opéra sur la naissance de l’humanité. Gros succès, surtout chez les plus jeunes, qui vouent à «La guerre du feu» un véritable culte. Après l’époque des colonies et celle de Cro-Magnon, voicile Moyen Age avec «Le nom de la rose» inspiré du roman d’Umberto Ecco. Tourné en Italie, le film est terminé, il doit sortir en France début novembre. Que nous réserve cette fresque? De la poésie, de l’étrangeté sûrement… On l’attend avec impatience.

No CommentsPosted in Vente

Une nouvelle déco en 3 étapes

Posted by Maximeon 10 juillet 2014

Je souhaitais refaire le décor la chambre de ma fille, mais je n’avais pas trop envie de me lancer dans de longs et lourds travaux. Un coup de pinceau par ci et par là, une nouvelle disposition des meubles et le recours à des stickers mural et voilà mon bout de chou qui est tout ravi de la nouvelle déco hype de sa chambre !

Première étape : la peinture !

peintureSa chambre était à l’origine peinte en blanc ivoire, ce qui rendait la pièce assez terne à la longue et sans personnalité. Pour y remédier, je lui ai fait choisir entre des nuances pastel allant du bleu au parme. Elle a finalement retenu le vert anis que l’on a combiné avec du blanc, injecté sur les murs latéraux et le rebord des portes et des fenêtres. Pour que la couleur rende bien, deux couches ont été réalisées pour un temps de pause d’un après-midi. Je tiens à rappeler que le choix de la couleur devra être impérativement fait par l’enfant et non par les parents, du moins pour tous ceux qui ont dépassé l’âge de 10ans.

 

 

 

Deuxième étape : la pose des stickers !

Une fois que le mur fut sec, il nous a fallu nous mettre au découpage des stickers muraux. Pour ceux qui ne le savent pas, ce sont de grands autocollants à motifs que l’on peut appliquer sur les murs pour un jeu d’esthétique personnalisé. Une fois que l’endroit stratégique qui va accueillir les motifs était défini, il convient alors de poser les stickers en veillant à ne laisser aucun pli. J’ai notamment pris des stickers fleurs que j’ai trouvés sur http://www.popstickers.fr/9-stickers-fleurs. Vous pourrez également y trouver de nombreux autres motifs adaptés aux différentes utilisations dont vous souhaitez en faire. Pour éviter que l’autocollant ne soit mis de travers, il vaut mieux être deux à faire la pose. En effet, une seule faute et voilà toute la déco qui est plombée et si le sticker n’est pas réutilisable alors, il sera bon à jeter à la poubelle.

Troisième étape : la disposition des meubles !

les meubles

Pour finir, j’ai pris soins de revoir la disposition des meubles. Comme on a appliqué l’autocollant adhésif sur un pan de mur, à l’est, on a choisi de mettre le lit en dessous de manière à ce que le motif soit bien mis en exergue au-dessus du lit. Le bureau suit l’armoire, ce qui laisse un vaste espace au centre de la pièce sur laquelle on a posé un grand tapis et de petits coussins. Le résultat est assez bluffant et cela ne nous a pas coûté un bras ! À refaire pour les autres pièces de la maison ! Et vous, avez-vous aussi craqué pour les stickers muraux ?

No CommentsPosted in Les bons plans

L’essor des visiophones

Posted by Maximeon 9 juin 2014

visiophoneNTT, la compagnie nippone des télécommunications, prévoit que le téléphone à image sera la révolution de la prochaine décennie. En attendant le développement d’appareils sophistiqués se connectant aux réseaux numériques à intégration de services (les futures autoroutes des Télécom), les fabricants japonais proposent des appareils capables de réaliser des prodiges sur le réseau existant. Avec, entre autres innovations, l’apparition d’écrans couleur. Mitsubishi et NU ont conçu un appareil de 2 kg avec écran couleur à cristaux liquides de 200 x 320 pixels offrant 64 teintes. L’image est renouvelée toutes les 8 secondes. La mini-caméra de ce téléphone est détachable et peut donc être orientée dans n’importe quelle direction. Autres atouts de cet appareil : il peut délivrer des copies sur papier thermique et il stocke en mémoire jusqu’à 7 images, permettant ainsi de les visionner après la fin de la communication. NTT propose également un téléphone avec un écran à cristaux liquides spécial créant l’illusion d’une image en trois dimensions. Les prix des différents téléphones vidéo vont de 50 000 yens (2 000 francs) à 200 000 yens (8 000 francs).

Dico Walkman

Cette petite boîte noire est un puits de science. Après
la hifi puis la vidéo, Sony nous refait le coup du Walkman avec des dictionnaires. Voici l’encyclopédie baladeuse. Le Data Discman DD-1 pèse 550 g et mesure 107 x42 x 159 mm. Il permet de consulter des dictionnaires mémorisés sur des petits disques compacts de 8 cm de diamètre. Un CD peut contenir autant de mots que cinq dicos. Une vingtaine de « livres électroniques» sont disponibles. Le Data Discman peut être connecté à un téléviseur et il est vendu 58 000 yens (environ 2 200 francs).

Radioguidage

Pioneer a conçu un système d’aide à la navigation routière en associant le satellite, pour la localisation, et le CD-Rom, pour la mise en mémoire des plans. Son prix est élevé (500 000 yens, soit près de 20 000 francs) et il n’est pas encore d’une précision absolue. Pioneer le présente donc autant comme un amusement pour automobilistes (tel un jeu de simulation en vidéo) que comme un véritable outil professionnel. Un système similaire est proposé pour 650 000 yens sur la voiture Eunos Cosmo (groupe Mazda), et d’autres systèmes, moins chers, doivent faire leur apparition dans les mois à venir.

No CommentsPosted in Les bons plans

Vidéo Walkman compo

Posted by Maximeon 24 mai 2014

Sony a sorti un nouveau Vidéo Walkman 8 mm avec son hifi stéréo. Et ce fabricant élargit la famille avec un ensemble Vidéo Walkman compo réunissant une caméra, un enregistreur 8 mm hifi stéréo, un moniteur LCD couleur, un tunertimer et une télécommande en forme de carte de crédit. Prix total . 246 000 yens (9 400 francs).

Les diapos-TV

Fotovix Cette machine Fotovix III de Tamron vous fournit l’occasion de sortir des cartons vos collections de diapos ou de négatifs. Elle vous permet de les visionner sur un téléviseur. Avec plusieurs astuces. D’abord, elle transforme immédiatement les négas en positifs. Ensuite, elle a un zoom trois fois pour regarder plus en détail. Enfin, elle peut être connectée à un scope pour inclure les photos dans vos enregistrements vidéo. Prix : 77 700 yens (3 000 francs).

Da Vinci fait impression

Ce gadget de King Jim s’appelle Da Vinci et il est à mi-chemin entre l’appareil-photo et le photocopieur. Il prend des clichés comme le premier, mais n’a pas de viseur comme le second. Les prises de vues sont digitalisées, ce qui permet de les traiter (en jouant sur le contraste ou sur l’effet de zoom) avant de les restituer sur papier grâce à l’imprimante incluse dans l’appareil. L’autonomie des piles autorise une soixantaine d’impressions. Chaque cliché imprimé revient à 10 yens (moins de 40 centimes), et Da Vinci est vendu 49 800 yens (1 900 francs).

Médecin de poche

Businessmen stressés, si vous êtes à deux doigts de la dépression, glissez l’index dans ce gadget conçu par Omron. Et vous aurez alors une idée approximative de votre tension. Environ 900 francs.

No CommentsPosted in Divers

L’offensive des appareils photos jetables, le prêt à flasher

Posted by Maximeon 12 mai 2014

appareils photos jetablesVoici trois ans que le « prêt à photographier» est arrivé en France. Depuis, il descend à 3 mètres sous l’eau, grossit 2,5 fois et réalise des photos en format panoramique. Au Japon, une pellicule négative couleur sur dix est un appareil-photo jetable. En France, c’est deux fois moins, mais pour une fois, nous n’avons pas dix ans de retard sur le Japon. Fuji a introduit ces «appareils à malice» presque simultanément au Japon (mi 1986) et en France (début 1987). Composé au départ d’une coque en carton, d’un objectif de 35 mm et d’une pellicule couleur 400 Asa et 24 poses, il était destiné aux photographes occasionnels et aux débutants. C’est vrai qu’a 50 francs en moyenne au lieu de 33 francs environ pour une pellicule, personne n’a peur d’investir dans un jetable. D’autant qu’ils sont vendus partout (une société de Fréjus, BBI, propose même des distributeurs automatiques de jetables et de pellicules. 600 ont déjà été installés en France dans des lieux publics).
Pour moins de 100 francs, on peut acquérir un appareil équipé d’un objectif 25 mm.
Très rapidement, le jetable se dote d’un flash (Quick Snap flash de Fuji). Il a les mêmes caractéristiques que le précédent, excepté son boîtier, un peu plus large, pour accueillir le flash. Pour 40 francs de plus, cet appareil, qui ne se plaisait qu’au soleil, apprend à aimer l’obscurité. Depuis 1989: non seulement Fuji n’est plus seul sur le marché (Kodak et Konica sont arrivés respectivement en 1989 et 1990), mais le jetable s’est donné les moyens de séduire l’amateur averti.

Alors qu’un objectif grand angle vaut au bas mot 2 000 francs dans le commerce, Kodak propose, pour moins de 100 francs, un appareil équipé d’un 25 mm (Stretch 35). C’est simple : le format 12 x 36 remplace le 24 x 36 et il y a 12 photos de 9 x 25 et non 24 de 9 x 13. Avec lui, les photos de groupe et de vastes paysages ne relèvent plus de l’acrobatie. A l’opposé, Fuji propose un téléobjectif qui grossit deux fois et demie (par rapport au Quick Snap standard). Le plus amusant de tous reste le Week-end de Kodak. Enfermé dans une coque, en plastique cette fois, il peut descendre à 3 mètres sous l’eau, c’est-à-dire autant que les «vrais» appareils étanches. Son avantage sur certains d’entre eux est que, lui, flotte. Son désavantage : il est doté, comme les autres, d’une 400 Asa, ce qui permet de faire des photos par 3 mètres de fond uniquement dans les mers tropicales transparentes. Il ne faut toutefois pas cacher les faiblesses des jetables par rapport aux «vrais» : l’avance du film est manuelle, leur faible ouverture implique de faire plutôt des photos d’extérieur, et l’optique — en plastique — n’est pas d’une qualité parfaite. Cependant, ces’ appareils restent des réussites techniques. Avec ses quatre options, le jetable a de quoi amuser plus d’un averti. Mais, alors qu’on aurait pu croire que les téléobjectifs, grands angles et appareils étanches auraient rassemblé tous les suffrages, ils ne réalisent que 10% des ventes. En effet, les «sans flash» représentent à eux seuls deux tiers des ventes, et le reste, 20%, revient aux jetables avec flash. Marché jeune, trois fabricants seulement s’y intéressent, mais on pourrait peut-être voir arriver d’ici peu, comme au Japon, Panasonic et Canon.

No CommentsPosted in Divers

L’amour dans de beaux draps

Posted by Maximeon 23 avril 2014

L'amour dans de beaux drapsAprès huit ans de mariage, Marjorie n’a toujours pas connu la plénitude sexuelle. Sur les conseils de sa sœur cadette, elle prend un amant. Le premier homme qu’elle rencontre est le bon. Après avoir fait l’amour dans une chambre d’hôtel, Marjorie découvre que son partenaire est mort d’une crise cardiaque.

En quittant les lieux, elle trébuche sur Nick, un installateur de stores, qui découvrira plus tard le cadavre point de départ d’une comédie dramatique faite de situations cocasses où Marjorie et Nick se trouvent enfermés dans un imbroglio infernal. La victime n’est autre que le beau-frère de Manurie, de retour au bercail après quinze ans d’absence. Nick pense l’avoir tué par mégarde en laissant tomber sur le lit une tringle à rideaux. Ce film drôle et grave est un pur divertissement. Il est frais et coloré, truffé d’imagination et de gags Kristie Alley (Marjorie), issue de feuilletons télévisés, signe une belle performance en jouant sur de multiples tableaux.

Drôle et sympathique.

No CommentsPosted in Passion