L’offensive des appareils photos jetables, le prêt à flasher

Posted by Maximeon 12 mai 2014

appareils photos jetablesVoici trois ans que le « prêt à photographier» est arrivé en France. Depuis, il descend à 3 mètres sous l’eau, grossit 2,5 fois et réalise des photos en format panoramique. Au Japon, une pellicule négative couleur sur dix est un appareil-photo jetable. En France, c’est deux fois moins, mais pour une fois, nous n’avons pas dix ans de retard sur le Japon. Fuji a introduit ces «appareils à malice» presque simultanément au Japon (mi 1986) et en France (début 1987). Composé au départ d’une coque en carton, d’un objectif de 35 mm et d’une pellicule couleur 400 Asa et 24 poses, il était destiné aux photographes occasionnels et aux débutants. C’est vrai qu’a 50 francs en moyenne au lieu de 33 francs environ pour une pellicule, personne n’a peur d’investir dans un jetable. D’autant qu’ils sont vendus partout (une société de Fréjus, BBI, propose même des distributeurs automatiques de jetables et de pellicules. 600 ont déjà été installés en France dans des lieux publics).
Pour moins de 100 francs, on peut acquérir un appareil équipé d’un objectif 25 mm.
Très rapidement, le jetable se dote d’un flash (Quick Snap flash de Fuji). Il a les mêmes caractéristiques que le précédent, excepté son boîtier, un peu plus large, pour accueillir le flash. Pour 40 francs de plus, cet appareil, qui ne se plaisait qu’au soleil, apprend à aimer l’obscurité. Depuis 1989: non seulement Fuji n’est plus seul sur le marché (Kodak et Konica sont arrivés respectivement en 1989 et 1990), mais le jetable s’est donné les moyens de séduire l’amateur averti.

Alors qu’un objectif grand angle vaut au bas mot 2 000 francs dans le commerce, Kodak propose, pour moins de 100 francs, un appareil équipé d’un 25 mm (Stretch 35). C’est simple : le format 12 x 36 remplace le 24 x 36 et il y a 12 photos de 9 x 25 et non 24 de 9 x 13. Avec lui, les photos de groupe et de vastes paysages ne relèvent plus de l’acrobatie. A l’opposé, Fuji propose un téléobjectif qui grossit deux fois et demie (par rapport au Quick Snap standard). Le plus amusant de tous reste le Week-end de Kodak. Enfermé dans une coque, en plastique cette fois, il peut descendre à 3 mètres sous l’eau, c’est-à-dire autant que les «vrais» appareils étanches. Son avantage sur certains d’entre eux est que, lui, flotte. Son désavantage : il est doté, comme les autres, d’une 400 Asa, ce qui permet de faire des photos par 3 mètres de fond uniquement dans les mers tropicales transparentes. Il ne faut toutefois pas cacher les faiblesses des jetables par rapport aux «vrais» : l’avance du film est manuelle, leur faible ouverture implique de faire plutôt des photos d’extérieur, et l’optique — en plastique — n’est pas d’une qualité parfaite. Cependant, ces’ appareils restent des réussites techniques. Avec ses quatre options, le jetable a de quoi amuser plus d’un averti. Mais, alors qu’on aurait pu croire que les téléobjectifs, grands angles et appareils étanches auraient rassemblé tous les suffrages, ils ne réalisent que 10% des ventes. En effet, les «sans flash» représentent à eux seuls deux tiers des ventes, et le reste, 20%, revient aux jetables avec flash. Marché jeune, trois fabricants seulement s’y intéressent, mais on pourrait peut-être voir arriver d’ici peu, comme au Japon, Panasonic et Canon.

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