Le comique de caractère.

Posted by Matthieuon 21 août 2014

On ne l’a pas découvert au cinéma, mais dans la BD : en ouvrant le Pilote des années fastes, on pouvait admirer sa bouille et ses petits mickeys entre ceux de Druillet et de Bretécher. Il avait déjà le croquis pour rire, et le confirma avec quelques courts métrages comme «Autoportrait» ou « Le laboratoire de l’angoisse», avant de se lancer dans la longue distance : «Les vécés étaient fermés de l’intérieur». Mal sorti par la Gaumont, le film ne fut un succès qu’auprès des «happy few». Heureusement, Patrice Leconte rencontre alors une bande de rigolos qui triomphe au café-théâtre avec «Amours, coquillages et crustacés», à l’enseigne du Splendid. La pièce doit être portée à l’écran. Leconte est choisi dans l’euphorie pour réaliser un film dont on ne sait pas encore qu’il va casser la baraque : «Les bronzés»! Vite, il récidivera avec « Les bronzés font du ski », aussi drôle que le premier, qui achève de consacrer vedettes les Jugnot, Lavanant, Clavier, Chazel, Lhermitte, Balasko… et Michel Blanc qui va devenir l’interprète principal et le coscénariste d’une trilogie fondée sur les déboires et la tribulation d’un petit homme complexé et casse-pieds : «Viens chez moi, j’habite chez une copine», «Ma femme s’appelle reviens» et «Circulez, y’a rien à voir». Ensuite, Patrice Leconte va réunir deux jeunes premiers adulés du cinéma français, Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau, dans une comédie policière d’envergure : «Les spécialistes». Le film pulvérise le box-office. La recette était bonne. Normal : Leconte est bon.

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