La vente par correspondance (VPC)

Posted by Maximeon 18 janvier 2014

Club Hachette VidéoLa vente par correspondance, technique de vente déjà ancienne, a récemment fait son apparition dans la vidéo. En effet, Vidéo Gobelins, grâce à son immense banque de données, est aujourd’hui le leader de VPC en France avec plus de 100 000 clients sur fichier ! Plus de 300 connexions Minitel sont ainsi réalisées chaque jour par le 36.15 code VG1, et plus 800 cassettes sont traitées quotidiennement, ce qui représente un chiffre d’affaires VPC de l’ordre de 30 à 40 % du CA global de la société. Autant dire que la VPC deviendra, dans un futur très proche, un des processus de vente parmi les plus prospères et les plus efficaces. Hachette ne s’y est d’ailleurs pas trompée en créant, le 20 août dernier, son propre département VPC (le Club Hachette Vidéo). Objectif pour la fin de l’année 1991, réunir 200 000 adhérents au club. Cela dit, la VPC est un marché très ouvert, car des clubs comme France Loisirs, Dial, La Redoute (et bientôt les 3 Suisses) commencent à bien fonctionner. Mais pourquoi un tel engouement pour la VPC ? Tout simplement parce qu’il est plus facile et rapide de commander un produit par Minitel que de se déplacer, à des horaires précis, dans un magasin, si près soit-il. Les gens le savent et les clubs aussi.

Conclusion

Si, dans le monde de la vidéo, les intérêts des uns ne coïncident pas toujours avec ceux des autres, il est tout de même un sentiment général à toute la profession, l’optimisme. Parfois démesuré, mais fort légitime, si l’on considère les perspectives d’avenir du marché. Dans tous les secteurs de ce métier, accepte-t-on la concurrence avec calme et philosophie. Et la raison est simple, le marché connaît un boom extraordinaire au niveau de la vente, et tous les espoirs sont permis. En résumé, il y a un énorme gâteau à se partager et, pense-t-on, il y en aura pour tout le monde. Les raisons d’être optimiste ne manquent pas, le parc des magnétoscopes ne cesse de croître (voir tableau), le consommateur achète de plus en plus de cassettes, la baisse des prix favorise l’achat d’impulsion pour les consommateurs qui fréquentent les grandes surfaces (facteur important en raison du caractère familial et populaire que revêt aujourd’hui la consommation vidéo). Une étude très sérieuse, effectuée en juillet dernier par quelques éditeurs avertis, révèle que près de 60 % des possesseurs de magnétoscopes achètent des cassettes préenregistrées (contre 38% en mars 1989).

 

Des chiffres encourageants. Autre explication de l’évolution du marché, la réelle et inquiétante médiocrité des programmes de télévision qui a pour conséquence d’attirer le consommateur vers le vidéoclub dont l’avenir n’est peut-être pas aussi noir que beaucoup se plaisent à le prédire. Et les chaînes ne voient apparemment pas le danger en autorisant même les éditeurs à promouvoir leurs produits sur les antennes. Mais si la vente augmente de près de 100% d’une année sur l’autre, c’est parce que la gamme des produits proposés s’élargit de plus en plus. Laquelle correspond indubitablement à une demande du public, qui recherche davantage l’insolite, le rarissime et le spectaculaire. L’exploitation du « non-film » risque ainsi d’occuper une place considérable durant cette décennie. Tous les éditeurs, petits et grands, s’y affairent d’ailleurs avec conscience et minutie. Côté chiffre, il est bon de signaler qu’avec 994 millions de francs (source CSEA), le chiffre d’affaires réalisé l’an dernier, au niveau distribution, par les éditeurs (membres de la Chambre syndicale) avait progressé de près de 45 % par rapport à l’exercice précédent. La répartition de ce chiffre d’affaires, s’opérant de la façon suivante : 2/3 pour la vente directe au public, 1/3 pour la location.

 

CSEASelon la CSEA, la tendance pour 1990 confirme ces chiffres. Autant dire que les professionnels de la vidéo sont tout sourire, lesquels préparent déjà l’ère suivante, celle de la vidéo personnelle : après le VHS de salon, le caméscope et le Walkman vidéo, c’est au tour du vidéodisque (laser-disc) de faire son apparition sur le marché (bien qu’en réalité, il soit déjà « ancien ». Et beaucoup y croient en France, à juste raison (baisse du prix du matériel et des disques, choix élargi des programmes). Mais bien malin celui qui pourra dire ce que deviendront les marchés de la vente et de la location qui, s’ils sont complémentaires, ne touchent pas les mêmes consommateurs. Car il se trouvera toujours des gens pour louer (bien que la location n’ait jamais fait partie de nos coutumes nationales !) et autant d’autres pour acheter, collectionner et archiver. Deux comportements certes différents, mais parfaitement compatibles avec l’évolution du marché, des modes et des technologies. Le marché de la vidéo s’est considérablement développé ces dernières années. L’an dernier, il a représenté environ 2 500 millions de francs TTC (source CSEA) au détail, partagé entre la location et la vente, et plus de 1 000 programmes issus des industries du cinéma, de la télévision ou de la musique sont édités chaque année. Des chiffrés révélateurs qui justifient et confirment le réel optimisme qui règne dans l’ensemble de la profession. On le serait vraiment à moins !

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